Yvan est reparti vers les Galapagos !

Yvan s’est élancé dimanche dernier sur l’Océan pacifique après avoir essuyé un Atlantique intraitable durant 10000kms. Ce défi est une aventure humaine avant tout. Si Yvan a participé à de nombreuses compétitions depuis 20 ans, ici il s’exprime dans la partie extrême de son savoir-faire. L’objectif est de montrer également qu’il n’y a pas besoin de débourser des sommes colossales pour imaginer des aventures maritimes.

Yvan avait prévenu avant le départ : « Ce défi sera rempli d’imprévus aussi bien en mer qu’à terre. » Les premières escales ont permis de favoriser des rencontres humaines avec le plus souvent une grande solidarité des gens de mer. Quand un alpiniste monte l’Everest, il lui arrive de redescendre 5 fois au camp de base et d’attendre plusieurs mois avant de réussir son ascension. Yvan a certes essuyé les plâtres d’un équipier qui s’est retiré, mais a rebondi en décidant de continuer l’aventure dans une navigation particulièrement risquée. Après une traversée très éprouvante sur l’Atlantique, Yvan a fait le choix de prendre son temps en Martinique pour configurer son bateau à une navigation en solitaire. La mer des Caraïbes lui a permis de valider ces bons choix.

Si les escales sont paradisiaques, Yvan est toujours dans l’action ! Son choix de ne pas avoir d’équipe d’assistance l’oblige à réparer, préparer lui-même son catamaran à chaque escale plutôt que de prendre du repos mérité.

Les maladies de la peau apparues lors de la dernière étape montre à quel point il est dur d’évoluer dans un environnement avec autant d’humidité, de frottements, tout cela dans un inconfort absolu.

Cette aventure n’a rien d’une performance technologique. Ce que recherche le marin c’est la fusion avec la mer, être confronté avec la dureté des éléments et montrer que l’on peut naviguer à l’ancienne sans GPS, sans météo et sans assistance. Re-naviguer au sextant est un choix qui lui permet de progresser au plus proche de la nature avec la magie des étoiles. Le plaisir d’Yvan est d’évoluer dans cet environnement sans aucunes aides extérieures. Si la course du Vendée Globe est sans assistance, il n’empêche que les marins reçoivent des directives très précises par ail pour réparer leurs pannes. Yvan lui, doit faire appel à la démerde, à son unique expérience en mer.

En résumé, Yvan n’essaie pas de battre des records. Il est venu chercher une aventure hors du commun, pavée d’embûches et de moments de bonheur. Il a prouvé en traversant un océan complet qu’il était déterminé, passionné, et que les obstacles vécus n’étaient là que pour pimenter ce défi remplit d’humanité.

Merci à Roland et Jocelyne, ses compatriotes suisses, qui l’ont guidé à travers tout le pays pendant 2 semaines comme s’ils étaient amis depuis toujours. Merci à Georges pour sa pompe à vide, merci à l’équipage de Josephina qui nous a aidé à Panama City lors du remontage.

Yvan vous donne rendez-vous fin mars aux Iles Marquises après on l’espère une traversée inédite de 7000kms sans solution d’abris possible. Avant cela, une petite escale est prévue dans les eaux froides du Galapagos au plus proche des iguanes et des phoques.