Le catamaran

La « Louloutte 2  » D’Yvan Bourgnon…

Ce terme affectif, il en a fait le nom de son nouveau bateau. Sa meilleure amie lorsqu’il sera sur l’eau, seul, sans assistance. Une nouvelle embarcation qui reprend les bases efficaces et solides de « Louloutte », ce bateau qui lui a permis de réaliser plus de 3/4 de son défi. Son échouage au Sri Lanka l’été dernier n’a pas découragé le marin qui après plus de 2000h de travail, réparties sur 3 chantiers différents, en Normandie, en Bretagne et au Sri Lanka, repartira bien en mars 2015, pour terminer le premier tour du monde en catamaran de sport, sans assistance !

 

 

 

Le premier bateau étant une réussite totale avec le meilleur rapport longueur/fiabilité/capacité de redressage (Yvan doit pouvoir redresser seul son bateau en cas de besoin).

Imaginez… un tour du monde réalisé sur un catamaran de 6.20 mètres de long, 400 kg à vide, deux places sans habitacle. Un «engin de plage» exceptionnel et une pièce unique !

Les petits changements par rapport à « Louloutte 1  » expliqués par Yvan :
« Nous avons cherché à optimiser le bateau, le rendre plus léger en sortie de chantier pour pouvoir le charger avec plus de matériel en cas de réparations.
1/ le mât est un mât de Diam 24 (bateau du tour de france) de 11,5 m contre 12m avant. Ce mât qui a navigué en 2014 a l’ avantage sur un neuf d’avoir prouvé sa fiabilité. J’ai réduit la hauteur du mât du fait de la navigation en solitaire alors qu’au début du défi on était 2.
Les diam 24 sont des trimarans de 24 pieds fait uniquement pour naviguer en spectacle au bord des côtes pendant quelques heures avec 4 personnes à bord et moi avec un bateau 3 pieds plus petit, ce qui me permet d’avoir un bateau plus puissant.
Le nouveau mât est plus raide en latéral, le précédent mât avait montré quelques signes de faiblesses et avait nécessité quelques réparations à Panama.
2/ la poutre arrière a été donnée par Lalou Roucayrol mais ne présente pas de différence avec la première »
D’autres améliorations ont été apportées :
– Le tableau arrière du bateau dispose de fixations plus solide et les lames de safrans sont encore plus échantillonnés pour résister aux grosses vagues quand le safran au vent est en l’air.
– Un pilote automatique NKE similaire à celui installé dans un mini-transat a été installé pour avoir une tenue de route meilleure sous pilote mais cela n’empêchera pas Yvan d’être obligé de barrer minimum 8-10 h par jour pour économiser l’énergie.
– Amélioration de l’inclinaison des ailes pour qu’elles soient davantage à la contre gîte et plus dans les lignes du bateau en les basculant vers le bas à l’avant.